• La tradition poético-musicale égyptienne du chant révolutionnaire. Vers une conceptualisation
  • par Tarek Abdallah et Fadi El Abdallah
  • Février 2012

  • Résumé :

    Depuis la fin des années 1910 jusqu’à nos jours, le chant engagé occupe une place de plus en plus importante dans la vie musicale en Égypte, accompagnant et anticipant souvent des tournants cruciaux dans l’histoire de son peuple, dans sa lutte pour la liberté et/ou contre toute sorte d’oppression au point qu’on peut même parler d’une véritable tradition poéticomusicale du chant révolutionnaire, contestataire ou engagé. Les airs théâtraux et les taqtûqa-s écrits par Badî’ Khayrî (1893-1966) et composés par Sayyed Darwîsh (1892-1923), pour ne citer qu’eux, constituent à la fois l’avant-garde de cette tradition révolutionnaire et une part significative d’un corpus en perpétuelle évolution. Frédéric Lagrange (spécialiste des gender studies appliquées aux cultures arabes) l’a déjà constaté à propos de l’association entre le poète de langue dialectale Ahmed Foûâd Nigm (né en 1929) et le chanteur-compositeur aveugle Shaykh Imâm (1918-1995) qui revendiquèrent, avec raison, la filiation des précurseurs de cet art. Le Shaykh, écrit Lagrange, « simplement accompagné de son luth et d’un percussionniste, comme pour une soirée entre amateurs, […] parvient à faire circuler ses chants contestataires à travers le pays et le Moyen-Orient sans jamais obtenir de la censure le droit d’éditer une cassette commerciale et sans jamais passer sur les ondes. […] ses compositions sortent des moules imposés pour épouser la poésie et la servir sans répétions inutiles et sans tarab1 facile » (Lagrange, 1996, p. 138). (1. Jouissance esthétique provoquée par la musique.) Sans toutefois oublier les apports de nouveaux styles musicaux utilisés dans le chant contestataire, nous tenterons de signaler et de conceptualiser l’apport particulier de la musique arabe savante dans l’élaboration de ce chant et la façon par laquelle cette tradition musicale permet d’accompagner parfaitement les apports poétiques révolutionnaires. Et ce, par le biais de l’analyse, à la fois textuelle et musicologique, d’un corpus sélectif couvrant la période 1917-2011, qui intègre la production de la génération actuelle des musiciens égyptiens ayant choisi de maintenir cette tradition, notamment, les ‘ûdistes/luthistes.

  • 8e Rencontre Musicologique de l’Université Antonine (2015)
  • 17-18 juin 2015 - Hadat-Baabda, Liban

  • Lire la suite
  • 7es Rencontres Musicologiques de l’Université Antonine
  • 2-4 Juin 2014 - Hadat-Baabda, Liban.
  • Quelle éducation musicale pour le Liban ?

  • Lire la suite
  • Etats Généraux des Musiques du Monde
  • Conférence à la Villa Méditerranée, Marseille
  • Vendredi 13 Septembre 2013 de 14H30 à 16H30

  • thème abordé : "Entre mémoire et oubli : transmettre"

  • Lire la suite
  • RTMMAM n°4 (Revue des Traditions Musicales des Mondes Arabes et Méditerranéen). Un siècle d’enregistrements, matériaux pour l’étude et la transmission (1)
  • 2010

  • Lire la suite
  • L’évolution de l’art du ‘ûd égyptien en solo à l’aune du 78 tours
  • par Tarek Abdallah
  • Lire la suite
  • La tradition poético-musicale égyptienne du chant révolutionnaire. Vers une conceptualisation
  • par Tarek Abdallah et Fadi El Abdallah
  • Février 2012

  • Lire la suite